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Histoire

Années 80

En 1980, se produisit un évènement banal en soi, mais qui eut une résonance dont l’écho persiste encore. Aucun d’entre nous n’avait jamais participé à une session annuelle de la S.M.F. Chaque année, le président VANNERAUD faisait un appel à candidature. Or, cette fois-là, nous fûmes trois à consentir à l’aventure. Le congrès avait lieu à Grenoble ; nous partîmes comme prévu : Claude BERGER, Max DESLANDE et moi-même. Dans un cadre touristique et ensoleillé, nous fûmes tous trois impressionnés par ce que nous découvrions. Lors du retour en train, nous évoquâmes longuement nos impressions, conscients du fossé qui nous séparait dans nos pratiques de mycologie locale et celles des mycologues chevronnés que nous avions côtoyés pendant une semaine. Nous en fîmes un compte rendu aussi clair que possible en insistant sur la nécessité pour notre association d’élargir sa vision de la mycologie.

La décennie 1980 fut, à ce titre et sans aucun doute, celle qui aura définitivement propulsé l’AMO dans la sphère des milieux mycologiques reconnus nationalement. Plusieurs d’entre nous assistent désormais aux sessions annuelles de la S.M.F. et participent également à des séminaires organisés ici ou là. On s’équipe (microscopes, réactifs, monographies…) on rencontre, on échange avec des mycologues de renom, bref, on étudie enfin nos récoltes.

Notre salon annuel, toujours à la Beaujoire, se peaufine et devient ce qui se fait de mieux en France (aux dires des plus avertis) grâce à l’espace de 1500m2 qui nous est alloué. C’est d’ailleurs peu après, en 1982, que nous convions d’illustres mycologues, lors de nos expositions d’automne, à venir découvrir notre prestation ; ainsi, parmi les plus illustres, avons-nous eu le plaisir d’accueillir, à plusieurs reprises, H. ROMAGNESI, J. MELOT, H. MESPLEDE et Madame. Leurs éloges nous confortèrent dans la démarche que nous avions entreprise pour présenter au public une exposition d’excellence.

Sans doute doit-on à cette initiative d’avoir été retenus pour prendre en charge le congrès annuel de la SMF en 1985, mémorable par la sécheresse qui, hélas, affecta notre contrée cette année-là. Nous savons néanmoins que notre organisation fit belle impression ; on en parla longtemps en termes flatteurs.

Parallèlement, notre bibliothèque s’élargit, par l’achat de tout, ou presque, ce qui s’écrit sur les champignons ; il est vrai que la littérature, en la matière, prend une ampleur qui ne s’est pas démentie depuis. Nous vendons de plus en plus de livres lors de nos salons, ainsi qu’à nos adhérents. Il en résulte que nous enrichissons ainsi régulièrement nos rayonnages grâce à la remise gratuite d’un ou plusieurs ouvrages. Nous devons cette pratique intelligente à notre bibliothécaire, Janine. AMARGER, douée d’un sens exceptionnel du commerce et infatigable interlocutrice des auteurs et maisons d’édition, tant en France qu’à l’Etranger.

En 1987, une troisième section de l’AMO, initiée par R. CHEREAU, notre président actuel, est créée au Sud-Loire ; c’est notre section « du Pays de Retz ». Sous sa direction, cette section trouve rapidement ses marques et, comme celles de CHOLET et BOUSSAY, organise son exposition annuelle dans diverses communes de son aire d’influence.

Nous nous heurtons tous, désormais, au phénomène de dérégulation climatique, avec des étés qui se prolongent, sans pluies ou presque, ce qui nous contraint à monter de véritables expéditions, souvent très loin, là ou selon quelques informations recueillies, des précipitations ont provoqué des pousses. Ce fut le cas lors des automnes 1989 et 1990, et ceux d’entre nous qui en furent les acteurs s’en souviennent toujours.
Dans les mêmes temps, à l’automne 1988 précisément, je suggérais au président VANNERAUD que nous pourrions nous grandir en éditant un fascicule traitant des champignons et des activités de l’AMO. L’idée plut et c’est ainsi que naquirent nos « Cahiers Mycologiques Nantais » dont l’intérêt s’est affirmé, au fil des années, chez nos homologues, jusque hors de nos frontières. Par voie d’échanges, nous étoffons nos bases d’informations avec des publications de sociétés françaises et des pays frontaliers.

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