Amanita muscaria

Vallée du Hâvre

Invitation à découvrir la vallée du Hâvre

Nous avons tous des lieux de promenade où nous aimons revenir régulièrement : un parc, une forêt, les bords de la Loire ou d’une rivière… Située entre Nantes (33 km) et Ancenis (10 km), la vallée du Hâvre compte parmi mes sites favoris.

La petite rivière du Hâvre naît à Couffé et serpente sur environ 9 km dans une vallée encaissée avant de se jeter dans la Loire à Oudon. Composée de prairies humides ou marécageuses, de coteaux boisés ou pâturés, la vallée offre une biodiversité qui ravira les passionnés de nature. En effet, elle abrite plusieurs espèces rares et protégées qui ont valu au site d’être classé zone Natura 2000 et Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF n° 520006606).

Au début du printemps, alors que fleurissent les fritillaires pintades, emblématiques des prairies inondables, les botanistes rechercheront quelques plantes rares telles la Gratiole officinale, l’Inule d’Angleterre ou l’Orchis brûlé. De mon côté, avant de m’intéresser aux champignons de la vallée : oiseaux, libellules et papillons retenaient mon attention. À l’instar de cette diversité, on trouve quantité d’essences variées : chênes, châtaigniers, noisetiers, érables et aubépines sur les coteaux boisés, frênes, charmes, aulnes, saules et peupliers jalonnent les rives du Hâvre. Signalons aussi deux magnifiques cyprès chauves. Ceci laisse présager une probable richesse fongique à laquelle nous devrions nous intéresser.

Fin octobre 2010, une récolte de Coprinopsis melanthina (=Psathyrella melanthina), belle espèce déroutante et rare, fit l’objet d’un article dans les Cahiers Mycologiques n° 23. Depuis cette première récolte intéressante, la vallée du Hâvre est devenue un terrain de prospection incontournable et j’entamai un modeste inventaire qui se verra étoffé en 2016 lors d’une rencontre organisée avec quelques amis. J’avais à cœur de convaincre l’AMO d’inscrire ce site dans le calendrier des sorties mycologiques d’automne. L’occasion se présenta en novembre 2018, en remplacement d’une sortie en forêt annulée. Depuis cette première sortie prometteuse plusieurs espèces peu communes ont été récoltées. Citons par exemple : Rhodotus palmatus, Leucoagaricus marriagei, Arrhenia retiruga, Deconica subviscida, Meottomyces dissimulans.

Retour haut de page