2020-2022

Le dimanche 1er mars 2020, une tempête nous oblige à déplacer le lieu de notre AG, l’entrée du Parc du Grand Blottereau étant interdite… la suite des événements nous fera sourire sur cette anecdote !

En effet, c’est la semaine suivante que nous apprenons qu’un « vilain virus » menace la population mondiale. Les contraintes sanitaires vont à partir de ce mois de mars impacter toutes nos prévisions : l’AG de la FAMO prévue le 28 mars à Saint-Malo est annulée, les 4 sorties de printemps également. Nos réunions de Conseil d’Administration ne peuvent plus se tenir compte tenu des restrictions de déplacements imposées…

Comme toujours l’AMO doit s’adapter et nous apprenons à utiliser les moyens numériques à notre disposition. AMO et FAMO doivent par statuts tenir une assemblée générale annuelle. Par chance, celle de l’AMO a bien eu lieu, mais nous devons prendre des dispositions concernant la FAMO. Après un accord unanime des Associations représentées, nous optons pour une AG par Internet le 6 juin, la diffusion des documents et tous les échanges, ainsi que les votes se font à distance. Ce n’est pas une mince affaire mais l’avenir nous montrera que cette organisation ne sera pas la dernière !

En juin, les restrictions diminuent et comme tous, nous espérons reprendre normalement nos activités. Nous prévoyons notre calendrier de sorties et nos dates de CA. En définitive, nous devrons sans cesse nous adapter.

Lorsque les administrateurs ne peuvent se réunir, soit par contraintes nationales, soit par crainte de contamination virale par la COVID 19, nous utilisons la visioconférence. Pas toujours facile, les matériels personnels utilisés ne sont pas nécessairement équipés de caméra, les réceptions sont parfois assez mauvaises, voire impossibles, mais on fait au mieux.

Les mots « cas contact », « masques obligatoires », « gestes barrières », « isolement », …, font depuis 2 ans partie de notre quotidien. Ces conditions impactent très durement la cohésion de groupe mais petit à petit nous reprenons le cours « normal » de la vie en souhaitant évidemment voir la fin du tunnel.

Pour compléter ce tableau, nous apprenons que notre local, un garage loué à la Ville, où nous entreposons notre matériel d’exposition, a été squatté. Après une visite avec des agents municipaux et en respectant les contraintes sanitaires, nous constatons que nous avons perdu la quasi-totalité du matériel. Un coup dur car les assurances ne fonctionnent pas lors d’un squat.

Depuis début 2020 et jusqu’à aujourd’hui, nous vivons dans l’expectative de jours meilleurs, et comme une éclaircie semble se profiler, nous pensons à nous réunir prochainement pour fêter dignement les 70 ans de l’AMO !

Pour que notre belle association puisse continuer sa route très longtemps encore, nous devons aussi agir. Le renouvellement des acteurs est nécessaire, il faut y réfléchir…


Bien entendu, l’AMO se doit de rendre des comptes à la Ville qui lui verse une subvention. Cependant, nous sommes aujourd’hui considérés comme une entreprise avec N° SIREN et identifiant SIRET sans lesquels nous ne pouvons rien faire. Nous sommes tous des bénévoles au service de l’Association et nous croulons, notre président surtout, sous la paperasserie.

Les demandes sont nombreuses, nous faisons tout ce que nous pouvons, mais depuis plusieurs années nous devons constater que nos rangs prennent de l’âge et s’éclaircissent. Lorsque je suis entrée au Conseil d’Administration, il y a 30 ans environ, la plupart des représentants étaient en activité. Aujourd’hui, sur 23, 4 seulement le sont. Il est difficile de renouveler les administrateurs, pourquoi ? Une question que René pose souvent. Il est notre président depuis 20 ans et je profite de ces pages pour le remercier au nom de tout le Conseil ! Sans lâcher l’AMO, il voudrait passer la main mais il faudrait de nouvelles recrues pour pérenniser le bel avenir de notre Association.

Toutes les bonnes volontés sont accueillies, il n’est pas nécessaire d’être mycologue pour gérer, et quelques-uns des récents membres du Conseil, non mycologues, se révèlent bien utiles et progressent finalement très vite en mycologie au sein de l’équipe.

Ces dernières années, nous avons dû faire face à plusieurs changements aux postes de responsabilité et ce n’est pas simple. Noëli BOURRÉ, sans compétence comptable mais avec beaucoup de sérieux et d’envie a succédé à Jean DAVID qui le seconde au poste de trésorier.

Jean-Claude LUCAS s’est installé au poste de bibliothécaire après la démission de Janine AMARGER titulaire pendant plus de 30 ans. Puis c’est Roland GOUY qui prend en charge le secrétariat de l’AMO après l’imprévisible mais très compréhensible démission de André RAIMBAULT. Aujourd’hui malade, Roland a laissé sa place à Marcel ROCHER qui se débrouille au mieux.

Je ne ferai pas la liste des disparus pendant ces 15 ans, mais je citerai Jacques PÉGER, président jusqu’en 2002, qui nous a quittés en 2015.

Tous ont eu à cœur de faire vivre l’Association, chacun avec ses capacités.

La convivialité des rencontres crée des liens amicaux, certains de nos adhérents se donnent rendez-vous en forêts en fonction de notre calendrier de sorties. Ces fidèles feraient sans doute de bons administrateurs mais n’osent pas et c’est bien dommage. Il faut les encourager.

Notre passion permet aussi de faire de belles découvertes :

– celle en 2015 de Bernard FRÉCHET, chercheur infatigable, qui a repéré une espèce inconnue en France : Pseudocolus fusiformis, (Cahiers mycologiques nantais 28-2016)

– celle en 2017, puis 2018, dans le Finistère de Philippe LARUE, d’un champignon jamais décrit du groupe des Tricholomopsis. Cette espèce nouvelle a été publiée dans le bulletin de la SMF en mars 2020 et nommée Tricholomopsis alborufescens.

Chantal Maillard, Février 2022

Cahiers Mycologiques Nantais N° 34 – juin 2022

Histoire de l’A.M.O.

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